Que se passe-t-il dans le cerveau?
Il existe plusieurs types de démence, mais la maladie d’Alzheimer est la plus répandue parmi les personnes âgées. Contrairement à d’autres types de démence (par exemple, celles qui sont dues à des effets secondaires des médicaments), la maladie d’Alzheimer n’est pas réversible parce qu’elle résulte d’une dégénérescence progressive des cellules du cerveau. Le cerveau est le centre de contrôle de tout l’organisme; il est composé de plusieurs structures qui ont pour rôle de faire fonctionner les diverses parties du corps et de régir divers comportements. Dans les cas d’alzheimer, des dommages surviennent à différents endroits du cerveau et altèrent la mémoire, les émotions, le comportement et l’humeur. Par conséquent, la capacité de la personne à vaquer à ses occupations quotidiennes change aussi. Plus la maladie évolue, plus les symptômes s’aggravent.
Quels sont les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer?
Bien que nous ne sachions pas encore ce qui cause cette maladie, les chercheurs étudient certaines possibilités qu’ils considèrent être des facteurs de risque. Ces facteurs comprennent :
Le plus grand facteur de risque de la maladie d’Alzheimer est l’âge. Plus une personne est âgée, plus elle court le risque d’être atteinte. En fait, chez les 65 ans et plus, 1 personne sur 20 en souffre, et le risque passe à 1 personne sur 4 chez les gens de plus de 85 ans.
De plus en plus de preuves démontrent que les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et l’obésité sont également des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et de démence vasculaire.
Chez certaines personnes, les antécédents familiaux de démence font augmenter le risque de maladie d’Alzheimer, alors que la présence de la maladie chez un membre de la famille immédiate fait grandement augmenter le risque par rapport à l’absence d’antécédents familiaux d’alzheimer. Au cours des dernières années, les scientifiques ont repéré plusieurs gènes ayant un lien étroit avec la maladie d’Alzheimer. Le plus connu, le gène ApoE4, multiplie le risque par trois si une personne en présente une copie, et il le multiple par dix chez celles qui en ont deux copies. Les tests génétiques permettent parfois de déterminer qui est plus exposé à la maladie, mais ne remplacent pas un diagnostic en bonne et due forme.
Les personnes aux prises avec un trouble cognitif léger présentent une altération des fonctions cognitives et de la mémoire qui n’est pas suffisamment marquée pour qu’on parle de maladie d’Alzheimer, mais qui augmente beaucoup le risque d’apparition ultérieure de la maladie.
Le diabète de type 2 est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. Cela s’explique généralement par le fait que les maladies cardiovasculaires, qui sont un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer, sont des complications fréquentes du diabète. On sait maintenant que le cerveau des personnes atteintes d’alzheimer utilise souvent mal le glucose et semble atteindre un état diabétique, même si ces personnes ne souffrent pas de diabète. Dans ces cas, il semblerait que la production d’insuline dans le cerveau est réduite ou que les cellules du cerveau deviennent insensibles à cette hormone.
Les blessures au cerveau, particulièrement les commotions cérébrales à répétition, augmentent le risque d’apparition ultérieure de la maladie d’Alzheimer.
Les autres facteurs de risque possibles comprennent les antécédents de dépression clinique et les maladies inflammatoires chroniques, comme l’arthrite. Parmi les autres facteurs de risque, on compte la consommation d’alcool et le tabagisme, bien que leur lien avec la maladie d’Alzheimer n’ait pas été établi avec certitude.
La maladie d’Alzheimer se guérit-elle?
L’alzheimer est une maladie mortelle. Actuellement, l’alzheimer ne peut être guéri. Il existe cependant des médicaments qui peuvent en soulager certains symptômes et permettre aux personnes atteintes de conserver leur autonomie. En général, ces traitements ont tendance à être plus efficaces s’ils sont pris au stade précoce de la maladie. Il vaut donc mieux parler à un médecin dès que vous soupçonnez qu’un de vos proches en est atteint.